Chapitre 1 — Notions de logique : propositions, connecteurs, quantificateurs, négations et grands types de raisonnement (contraposée, absurde, disjonction des cas, récurrence). Une seule bonne réponse par question. Répondez, validez votre copie, et obtenez votre note sur 20 avec le corrigé justifié de chaque item.

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QCM de révision n° 2Méthodes et pièges20 Q

Les méthodes du chapitre en situation : contre-exemples, négations, disjonction des cas, récurrence et rédaction des raisonnements.

Q1
Soient $a$ et $b$ deux réels. La négation de « $ab=0$ » est :
Notions : Ch1.7 — Négation d'une proposition quantifiée ; Ch1.5 — Lois logiques (De Morgan, contraposée, négation d'une implication)Corrigé · CUn produit de réels est nul si et seulement si l'un des facteurs est nul : $ab=0\eqv(a=0\ \text{ou}\ b=0)$. Par De Morgan : $\nnot{(a=0)\vee(b=0)}\eqv(a\neq0)\wedge(b\neq0)$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$a\neq0$ ou $b\neq0$ : $ab=0\eqv(a=0\ \text{ou}\ b=0)$ et la négation d'un « ou » est un « et » ; avec « ou », le couple $a=0$, $b=1$ vérifierait à la fois $ab=0$ et la prétendue négation.
  • B.$a=0$ et $b=0$ : c'est un cas particulier de $ab=0$, pas sa négation.
  • D.$a\neq0\imp b=0$ : elle équivaut à « $a=0$ ou $b=0$ », c'est-à-dire à $ab=0$ lui-même.

▲ À retenir : $ab\neq0\eqv(a\neq0\ \text{et}\ b\neq0)$.

Q2
Lequel des réels suivants est un contre-exemple à l'implication « $x^2\geqslant2x\imp x\geqslant2$ » ?
Notions : Ch1.12 — Exemple et contre-exemple ; Ch1.3 — Implication, conditions nécessaire / suffisante, réciproqueCorrigé · AUn contre-exemple doit rendre l'hypothèse vraie et la conclusion fausse. Pour $x=-1$ : $x^2=1\geqslant-2=2x$ (vraie) et $-1\geqslant2$ (fausse). Plus généralement, $x^2\geqslant2x\eqv x(x-2)\geqslant0\eqv(x\leqslant0\ \text{ou}\ x\geqslant2)$ : tout réel $x\leqslant0$ est un contre-exemple.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • B.$x=1$ : $1\geqslant2$ est faux : l'hypothèse est fausse, donc l'implication est vraie pour $x=1$.
  • C.$x=3$ : $9\geqslant6$ et $3\geqslant2$ : hypothèse et conclusion sont vraies.
  • D.$x=2$ : $4\geqslant4$ et $2\geqslant2$ : hypothèse et conclusion sont vraies.

▲ À retenir : Contre-exemple à « $A(x)\imp B(x)$ » : un $x$ tel que $A(x)$ soit vraie et $B(x)$ fausse.

Q3
La phrase « tout réel positif est le carré d'un réel » se traduit par :
Notions : Ch1.6 — Quantificateurs et ordre des quantificateurs ; Ch1.1 — Propositions et fonctions propositionnellesCorrigé · B« Tout réel positif » : $\forall x\in\R^+$ ; « est le carré d'un réel » : il existe $y\in\R$ tel que $x=y^2$ (par exemple $y=\sqrt x$, qui dépend de $x$).
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$\exists y\in\R,\ \forall x\in\R^+,\ x=y^2$ : un même $y$ devrait convenir pour tous les $x$ : ce n'est pas le sens de la phrase (et c'est faux).
  • C.$\forall y\in\R,\ \exists x\in\R^+,\ x=y^2$ : cette proposition dit que le carré de tout réel est positif : autre énoncé (vrai, mais différent).
  • D.$\forall x\in\R,\ \exists y\in\R^+,\ x=y^2$ : les ensembles sont échangés : on affirmerait que tout réel, même négatif, est un carré.

▲ À retenir : Traduire : l'objet sur lequel porte « tout » reçoit le premier quantificateur ; celui dont on affirme l'existence vient ensuite.

Q4
On donne ci-dessous la table de vérité d'une proposition $R$ construite à partir de $P$ et $Q$. Laquelle des propositions suivantes peut être $R$ ?
$P$$Q$$R$
VVF
VFV
FVV
FFV
Notions : Ch1.2 — Connecteurs et tables de vérité ; Ch1.5 — Lois logiques (De Morgan, contraposée, négation d'une implication)Corrigé · D$R$ n'est fausse que lorsque $P$ et $Q$ sont toutes deux vraies : $R\eqv\nnot{P\wedge Q}\eqv\nnot P\vee\nnot Q$ (loi de De Morgan).
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$\nnot P\wedge\nnot Q$ : elle n'est vraie que sur la dernière ligne.
  • B.$\nnot P\imp Q$ : elle équivaut à $P\vee Q$ : vraie sur la première ligne, fausse sur la dernière.
  • C.$P\eqv\nnot Q$ : elle est fausse sur la dernière ligne ($P$ et $\nnot Q$ y ont des valeurs différentes).

▲ À retenir : Une colonne ne contenant qu'un seul F se lit comme la négation de la ligne correspondante.

Q5
Soit $n\in\N$. Pour démontrer « si $n^2$ est un multiple de $3$, alors $n$ est un multiple de $3$ », quelle démarche est correcte ?
Notions : Ch1.9 — Raisonnement par contraposée ; Ch1.11 — Raisonnement par disjonction des casCorrigé · BOn démontre la contraposée « $n$ non multiple de $3$ $\imp$ $n^2$ non multiple de $3$ », par disjonction des cas. Si $n=3k+1$ : $n^2=3(3k^2+2k)+1$. Si $n=3k+2$ : $n^2=9k^2+12k+4=3(3k^2+4k+1)+1$. Dans les deux cas, $n^2$ s'écrit $3m+1$, donc n'est pas multiple de $3$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.Écrire $n^2=3k$, d'où $n=\sqrt{3k}=\sqrt3\,\sqrt k$, multiple de $3$ : $\sqrt3\,\sqrt k$ n'est pas, en général, un entier multiple de $3$ : le raisonnement ne prouve rien.
  • C.Montrer que si $n=3k$, alors $n^2=9k^2$ est un multiple de $3$ : c'est la réciproque de l'implication demandée.
  • D.Vérifier la propriété pour $n=0,1,\dots,9$ : des exemples ne prouvent pas un énoncé portant sur tous les entiers.

▲ À retenir : Pour une conclusion « $n$ multiple de $3$ », la contraposée fournit les écritures $n=3k+1$, $n=3k+2$, faciles à exploiter.

Q6
Soient $P$, $Q$, $R$ trois propositions. La proposition $\nnot{\big(P\imp(Q\imp R)\big)}$ est équivalente à :
Notion : Ch1.5 — Lois logiques (De Morgan, contraposée, négation d'une implication)Corrigé · COn applique deux fois $\nnot{(A\imp B)}\eqv A\wedge\nnot B$ : $\nnot{\big(P\imp(Q\imp R)\big)}\eqv P\wedge\nnot{(Q\imp R)}\eqv P\wedge(Q\wedge\nnot R)$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$\nnot P\vee\nnot Q\vee R$ : c'est $P\imp(Q\imp R)$ elle-même, non sa négation.
  • B.$P\wedge(Q\imp\nnot R)$ : la négation de $Q\imp R$ est $Q\wedge\nnot R$, pas $Q\imp\nnot R$.
  • D.$\nnot P\imp(\nnot Q\wedge\nnot R)$ : on ne nie pas une implication en niant ses deux membres ; pour $P$ vraie, $Q$ et $R$ fausses, cette proposition est vraie alors que la négation cherchée est fausse.

▲ À retenir : La négation d'une implication n'est jamais une implication : $\nnot{(A\imp B)}\eqv A\wedge\nnot B$.

Q7
L'ensemble des solutions dans $\R$ de l'équation $|x|+|x-2|=2$ est :
Notions : Ch1.11 — Raisonnement par disjonction des cas ; Ch1.8 — Raisonnement direct et équivalences successivesCorrigé · BDisjonction des cas. Si $x<0$ : $-x+2-x=2\eqv x=0$, exclu. Si $0\leqslant x\leqslant2$ : $x+(2-x)=2$, toujours vrai. Si $x>2$ : $2x-2=2\eqv x=2$, exclu. Réunion : $S=[0\,;2]$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$\{0\,;\,2\}$ : dans le cas $0\leqslant x\leqslant2$, l'équation se réduit à $2=2$ : tous les réels de l'intervalle sont solutions, pas seulement les bornes.
  • C.$\varnothing$ : $x=1$ vérifie $1+1=2$.
  • D.$\{1\}$ : $x=0$ est aussi solution : $0+2=2$.

▲ À retenir : Dans une disjonction des cas, l'équation peut devenir une égalité toujours vraie sur tout un intervalle.

Q8
Soit $P(n)$ une propriété de l'entier $n\geqslant1$. On sait que $P(1)$ est vraie et que, pour tout entier $n\geqslant3$, $P(n)\imp P(n+1)$. Que peut-on affirmer ?
Notions : Ch1.13 — Raisonnement par récurrence ; Ch1.12 — Exemple et contre-exempleCorrigé · DLa propriété « $n=1$ » vérifie les hypothèses : $P(1)$ est vraie et, pour $n\geqslant3$, $P(n)$ est fausse, donc $P(n)\imp P(n+1)$ est vraie. Or elle est fausse pour tout $n\geqslant2$. On ne peut donc rien affirmer au-delà de $P(1)$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$P(n)$ est vraie pour tout $n\geqslant1$ : l'hérédité n'est pas établie pour $n=1$ et $n=2$ : la chaîne est rompue entre $P(1)$ et $P(3)$.
  • B.$P(n)$ est vraie pour tout $n\geqslant3$ : aucune initialisation n'est disponible au rang $3$ ou au-delà.
  • C.$P(n)$ est vraie pour tout $n\geqslant2$ dès que $P(2)$ est vraie : l'implication $P(2)\imp P(3)$ ne fait pas partie des hypothèses.

▲ À retenir : L'initialisation doit se faire à un rang à partir duquel l'hérédité est établie.

Q9
Soit $f$ la fonction définie sur $\R$ par $f(x)=x^2-2x$. Laquelle des propositions suivantes est vraie ?
Notions : Ch1.6 — Quantificateurs et ordre des quantificateurs ; Ch1.12 — Exemple et contre-exempleCorrigé · BForme canonique : $f(x)=(x-1)^2-1\geqslant-1$ pour tout réel $x$. Donc $m=-1$ convient.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$\forall m\in\R,\ \exists x\in\R,\ f(x)<m$ : c'est la négation de la bonne réponse ; pour $m=-1$, aucun $x$ ne vérifie $f(x)<-1$.
  • C.$\exists M\in\R,\ \forall x\in\R,\ f(x)\leqslant M$ : pour $M$ donné, $x=|M|+3$ donne $f(x)=x(x-2)\geqslant x>M$.
  • D.$\forall x\in\R,\ \exists y\in\R,\ f(y)<f(x)$ : fausse pour $x=1$ : $f(1)=-1$ est la plus petite valeur de $f$.

▲ À retenir : « $\exists m\ \forall x,\ f(x)\geqslant m$ » : un même $m$ pour tous les $x$ ; on le trouve ici par la forme canonique.

Q10
On veut démontrer par l'absurde qu'il n'existe aucun couple $(a,b)\in\Z^2$ tel que $a^2=4b+2$. Laquelle des rédactions suivantes est correcte ?
Notions : Ch1.10 — Raisonnement par l'absurde ; Ch1.7 — Négation d'une proposition quantifiéeCorrigé · ALa rédaction correcte suppose la négation exacte (« il existe un couple… »), raisonne sur ce couple quelconque et aboutit à une contradiction explicite : $2(k^2-b)$ est pair, $1$ est impair. Le passage « $a^2$ pair $\imp$ $a$ pair » se justifie par contraposée (le carré d'un impair est impair).
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • B.Supposons que pour tout $(a,b)\in\Z^2$, $a^2\neq4b+2$ ; alors aucun couple ne convient, ce qu'il fallait démontrer : on suppose la conclusion au lieu de sa négation : raisonnement circulaire.
  • C.Pour $a\in\{0,1,2,3\}$, $a^2-2$ n'est jamais un multiple de $4$ ; donc aucun couple ne convient : quatre valeurs de $a$ ne couvrent pas $\Z$ : un « il n'existe pas » ne se démontre pas par quelques exemples.
  • D.Supposons $a^2=4b+2$ ; pour $a=2$, on obtient $b=\frac12\notin\Z$ : contradiction : seule la valeur $a=2$ est examinée : la contradiction doit être obtenue pour un couple quelconque.

▲ À retenir : Par l'absurde : supposer la négation exacte, raisonner sur un objet quelconque, aboutir à une contradiction explicite.

Q11
Un élève résout dans $\R^*$ l'inéquation $\dfrac1x\leqslant x$ en écrivant : $\dfrac1x\leqslant x\eqv1\leqslant x^2$. Quel est l'ensemble correct des solutions ?
Notions : Ch1.8 — Raisonnement direct et équivalences successives ; Ch1.11 — Raisonnement par disjonction des casCorrigé · D$\frac1x\leqslant x\eqv x-\frac1x\geqslant0\eqv\frac{(x-1)(x+1)}{x}\geqslant0$. Un tableau de signes (valeurs critiques $-1$, $0$, $1$) montre que ce quotient est positif ou nul sur $[-1\,;0[$ et sur $[1\,;+\infty[$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$]-\infty\,;-1]\cup[1\,;+\infty[$ : c'est le résultat de l'élève : multiplier par $x$ ne donne une équivalence que si $x>0$ ; pour $x<0$, le sens de l'inégalité change.
  • B.$[1\,;+\infty[$ : les réels négatifs sont oubliés : $x=-\frac12$ donne $-2\leqslant-\frac12$, vrai.
  • C.$]-\infty\,;-1]\cup\,]0\,;1]$ : c'est l'ensemble des solutions de $\frac1x\geqslant x$ : l'inégalité a été renversée partout.

▲ À retenir : On ne multiplie une inégalité par une expression que si son signe est connu ; sinon, on passe tout dans un membre et l'on étudie le signe.

Q12
Laquelle des propriétés suivantes est vraie pour tout entier naturel $n$ ?
Notions : Ch1.13 — Raisonnement par récurrence ; Ch1.12 — Exemple et contre-exempleCorrigé · ARécurrence. Pour $n=0$ : $4^0-1=0$, divisible par $3$. Si $4^n-1=3k$ ($k\in\N$), alors $4^{n+1}-1=4(4^n-1)+3=3(4k+1)$. Donc $3$ divise $4^n-1$ pour tout $n\in\N$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • B.$3$ divise $4^n+1$ : elle est héréditaire ($4^{n+1}+1=4(4^n+1)-3$) mais jamais initialisée : $4^0+1=2$ ; elle est même fausse pour tout $n$, puisque $4^n+1=(4^n-1)+2$.
  • C.$5$ divise $4^n-1$ : pour $n=1$ : $4-1=3$.
  • D.$3$ divise $2^n+1$ : pour $n=0$ : $2$ ; pour $n=2$ : $5$.

▲ À retenir : Une propriété héréditaire peut être fausse partout : l'initialisation n'est jamais une formalité.

Q13
Soit $f$ une fonction définie sur $\R$. Quelle est la négation de « $\exists T>0,\ \forall x\in\R,\ f(x+T)=f(x)$ » ?
Notion : Ch1.7 — Négation d'une proposition quantifiéeCorrigé · COn échange chaque quantificateur en conservant les domaines ($T>0$, $x\in\R$), puis on nie l'égalité : $\nnot{\big(\exists T>0,\ \forall x,\ f(x+T)=f(x)\big)}\eqv\forall T>0,\ \exists x,\ f(x+T)\neq f(x)$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$\forall T\leqslant0,\ \exists x\in\R,\ f(x+T)\neq f(x)$ : la condition « $T>0$ » accompagne le quantificateur et ne se nie pas : la négation porte encore sur les $T>0$.
  • B.$\exists T>0,\ \exists x\in\R,\ f(x+T)\neq f(x)$ : le premier quantificateur n'a pas été échangé.
  • D.$\forall T>0,\ \forall x\in\R,\ f(x+T)\neq f(x)$ : le second quantificateur n'a pas été échangé : c'est beaucoup plus fort que la négation.

▲ À retenir : Dans « $\exists T>0$ », la condition $T>0$ fait partie du quantificateur : elle n'est pas niée.

Q14
Laquelle des affirmations suivantes est fausse ?
Notions : Ch1.12 — Exemple et contre-exemple ; Ch1.3 — Implication, conditions nécessaire / suffisante, réciproqueCorrigé · BContre-exemple : $x=-\frac12$. Alors $x^3=-\frac18>-\frac12=x$ (hypothèse vraie), mais $x>1$ est faux. En effet, $x^3>x\eqv x(x-1)(x+1)>0\eqv x\in\,]-1\,;0[\,\cup\,]1\,;+\infty[$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$\forall x\in\R,\ \big(x^2<x\imp0<x<1\big)$ : elle est vraie : $x^2<x\eqv x(x-1)<0\eqv0<x<1$.
  • C.$\forall x\in\R,\ \big(x>1\imp x^3>x\big)$ : elle est vraie : si $x>1$, alors $x^3-x=x(x-1)(x+1)>0$.
  • D.$\forall x\in\R,\ \big(x^2\geqslant1\imp|x|\geqslant1\big)$ : elle est vraie : $x^2=|x|^2$ et, pour des réels positifs, $|x|^2\geqslant1\eqv|x|\geqslant1$.

▲ À retenir : Une implication « évidente » se teste sur les réels négatifs et sur $]-1\,;1[$.

Q15
Soient $P$ et $Q$ deux propositions. La proposition $(P\wedge Q)\vee(\nnot P\wedge Q)\vee(P\wedge\nnot Q)$ est équivalente à :
Notions : Ch1.5 — Lois logiques (De Morgan, contraposée, négation d'une implication) ; Ch1.2 — Connecteurs et tables de véritéCorrigé · APar distributivité : $(P\wedge Q)\vee(\nnot P\wedge Q)\eqv(P\vee\nnot P)\wedge Q\eqv Q$. L'expression devient $Q\vee(P\wedge\nnot Q)\eqv(Q\vee P)\wedge(Q\vee\nnot Q)\eqv P\vee Q$. (Lecture directe : l'expression n'est fausse que si $P$ et $Q$ sont fausses.)
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • B.$P\wedge Q$ : fausse pour $P$ vraie et $Q$ fausse, alors que le troisième terme rend l'expression vraie.
  • C.$Q$ : le terme $P\wedge\nnot Q$ est oublié : pour $P$ vraie et $Q$ fausse, l'expression est vraie.
  • D.$\nnot P\imp\nnot Q$ : elle équivaut à $P\vee\nnot Q$ : vraie pour $P$ et $Q$ fausses, alors que l'expression est fausse.

▲ À retenir : Une disjonction des « lignes vraies » d'une table se simplifie par distributivité.

Q16
Soit $m$ un réel. Une condition nécessaire et suffisante pour que « $\forall x\in\R,\ x^2+mx+1>0$ » soit vraie est :
Notions : Ch1.4 — Équivalence ; Ch1.3 — Implication, conditions nécessaire / suffisante, réciproque ; Ch1.6 — Quantificateurs et ordre des quantificateursCorrigé · CLe trinôme $x^2+mx+1$ (coefficient de $x^2$ égal à $1>0$) est strictement positif sur $\R$ si et seulement si son discriminant est strictement négatif : $\Delta=m^2-4<0\eqv-2<m<2$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$m\in[-2\,;2]$ : pour $m=2$ : $x^2+2x+1=(x+1)^2$ s'annule en $x=-1$ ; l'inégalité stricte n'est pas vérifiée partout.
  • B.$m>-2$ : pour $m=3$, le trinôme prend des valeurs négatives : en $x=-1$, $1-3+1=-1$.
  • D.$m\in\,]0\,;2[$ : condition suffisante mais non nécessaire : $m=-1$ convient aussi.

▲ À retenir : Une « condition nécessaire et suffisante » exige une équivalence : une condition seulement suffisante, ou seulement nécessaire, ne convient pas.

Q17
Pour démontrer « pour tout entier $n\geqslant4$, $2^n\geqslant n^2$ », un élève rédige l'hérédité ainsi : « Supposons $2^n\geqslant n^2$. Alors $2^{n+1}=2\cdot2^n\geqslant2n^2\geqslant(n+1)^2$. » Que faut-il ajouter pour que la démonstration soit complète et correcte ?
Notion : Ch1.13 — Raisonnement par récurrenceCorrigé · DPour $n\geqslant4$ : $2n^2-(n+1)^2=n^2-2n-1=(n-1)^2-2\geqslant9-2>0$. L'hérédité est donc valable pour $n\geqslant4$ ; avec l'initialisation $P(4)$ : $16\geqslant16$, la récurrence est complète.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.Rien : la rédaction est complète : l'inégalité $2n^2\geqslant(n+1)^2$ n'est pas justifiée (elle est fausse pour $n=1$ et $n=2$) et l'initialisation manque.
  • B.Justifier $2n^2\geqslant(n+1)^2$ pour tout $n\in\N$ : elle est fausse pour $n=1$ ($2<4$) : elle n'est utilisable que pour $n$ assez grand.
  • C.Vérifier seulement $P(0)$, puisque $2^0\geqslant0^2$ : initialiser au rang $0$ ne convient pas : l'hérédité n'est établie que pour $n\geqslant3$, et $P(3)$ ($8\geqslant9$) est d'ailleurs fausse.

▲ À retenir : Chaque inégalité utilisée dans l'hérédité doit être justifiée pour les valeurs de $n$ concernées.

Q18
Une fonction $f$ est définie sur l'intervalle $[-3\,;3]$ ; sa courbe $\mathcal{C}_f$ est représentée en entier ci-dessous, et les points marqués sont exacts. Laquelle des propositions suivantes est vraie ?
−3−1,51,5311,52,5−10 xy Cf
Notions : Ch1.6 — Quantificateurs et ordre des quantificateurs ; Ch1.1 — Propositions et fonctions propositionnellesCorrigé · ALe point le plus haut de la courbe est $(-1{,}5\ ;\ 2{,}5)$. Avec $a=-1{,}5$, on a $f(x)\leqslant2{,}5=f(a)$ pour tout $x\in[-3\,;3]$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • B.$\forall a\in[-3\,;3],\ \exists x\in[-3\,;3],\ f(x)>f(a)$ : c'est la négation de la bonne réponse : pour $a=-1{,}5$, aucun $x$ ne vérifie $f(x)>2{,}5$.
  • C.$\forall x\in[-3\,;3],\ f(x)\geqslant0$ : $f(0)=-1<0$.
  • D.$\forall y\in[-1\,;3],\ \exists x\in[-3\,;3],\ f(x)=y$ : $y=3$ n'est atteint par aucun $x$ : $f$ ne dépasse pas $2{,}5$.

▲ À retenir : « $\exists a\ \forall x,\ f(x)\leqslant f(a)$ » : la courbe possède un point au moins aussi haut que tous les autres.

Q19
Soit $x$ un réel. Laquelle des implications suivantes est vraie et a une réciproque fausse ?
Notions : Ch1.3 — Implication, conditions nécessaire / suffisante, réciproque ; Ch1.4 — Équivalence ; Ch1.12 — Exemple et contre-exempleCorrigé · C$|x-1|<1\eqv0<x<2$ et $x^2<4x\eqv x(x-4)<0\eqv0<x<4$. Comme $]0\,;2[\,\subset\,]0\,;4[$, l'implication est vraie ; sa réciproque est fausse ($x=3$).
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$x^2=x\imp x=1$ : l'implication elle-même est fausse : $x=0$.
  • B.$x^2<4x\imp|x-1|<1$ : elle est fausse : $x=3$ vérifie $9<12$ mais $|3-1|=2$.
  • D.$0<x<4\imp x^2<4x$ : elle est vraie, mais sa réciproque l'est aussi : $x^2<4x\eqv x(x-4)<0\eqv0<x<4$.

▲ À retenir : Implication vraie : les solutions de l'hypothèse sont toutes solutions de la conclusion ; équivalence : les deux ensembles de solutions sont égaux.

Q20
Pour $n\in\N^*$, on pose $S_n=\dfrac{1}{1\times2}+\dfrac{1}{2\times3}+\cdots+\dfrac{1}{n(n+1)}$. Laquelle des formules suivantes est vraie pour tout $n\in\N^*$ ?
Notions : Ch1.13 — Raisonnement par récurrence ; Ch1.12 — Exemple et contre-exempleCorrigé · DRécurrence. Pour $n=1$ : $S_1=\frac12=\frac{1}{1+1}$. Si $S_n=\frac{n}{n+1}$, alors $S_{n+1}=\frac{n}{n+1}+\frac{1}{(n+1)(n+2)}=\frac{n(n+2)+1}{(n+1)(n+2)}=\frac{(n+1)^2}{(n+1)(n+2)}=\frac{n+1}{n+2}$.
Pourquoi les autres propositions sont fausses
  • A.$S_n=\dfrac{1}{n+1}$ : juste pour $n=1$ seulement : $S_2=\frac23\neq\frac13$. Une vérification au premier rang ne suffit pas (l'hérédité échoue).
  • B.$S_n=\dfrac{n+1}{n+2}$ : pour $n=1$ : $\frac23\neq\frac12=S_1$.
  • C.$S_n=\dfrac{2n}{n+1}$ : pour $n=1$ : $1\neq\frac12=S_1$.

▲ À retenir : Initialisation et hérédité : une formule juste au rang $1$ peut être fausse dès le rang $2$.

Version imprimable (énoncé et corrigé détaillé) : page du chapitre Logique.

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